Hugues-Félicité Robert de Lamennais

Lamennais, Hugues-Félicité Robert de

prêtre philosophe et théologien (1782-1854). L.A.S. « Patrick Robertson », adressée à son frère Jean-Marie de LAMENNAIS à St Brieuc. Londres. 2 p. ½ in-4, adresse au verso du second feuillet, cachet cire rouge, petite déchirure par bris de cachet.
$ 1,170 / 1.000 € (47485)

Intéressante lettre signée de son nom d’emprunt, écrite d’Angleterre où Lamennais s’est réfugié pendant les Cent-Jours à la suite de la publication de La Tradition de l’Église sur l’institution des évêques, hostile à Napoléon. « Sachant combien vous êtes attaché à votre belle bibliothèque, j’apprends avec beaucoup de joie que vous l’avez encore augmentée. Il vous manque, ce me semble, encore quelques Pères (…) principalement St Epiphanes, St Grégoire de Nise [sic], &c.

». Malgré le prix excessif des livres en Angleterre, il se propose de les lui procurer, puis il décrit la pension où il loge et enseigne et qui compte une trentaine d’élèves « tous très honnêtes, très doux, et bien plus aisés à conduire (permettez de vous le dire) que ne le seraient trente jeunes Français du même âge »..

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Lamennais, Hugues-Félicité Robert de

prêtre philosophe et théologien (1782-1854). M.A. De la libre communication avec Rome. s.l. 4 p. in-4, découpées pour l’impression et remontées sur feuillets. in-4.
$ 585 / 500 € (47486)

Article publié dans L’Avenir, le 26 octobre 1830, demandant la séparation de l’Église et de l’État. Lamennais réclame le droit pour les chrétiens de France de communiquer directement avec les autorités vaticanes, sans l’intermédiaire absurde et tyrannique du gouvernement. « Point d’Église sans le Pape, et par conséquent sans une libre communication avec le pape. Gêner, contrôler ces communications nécessaires, c’est s’attribuer le droit de les interdire entièrement quand on le voudra, c’est dire à l’Église que Dieu a fondée : Tu ne vivras que sous mon bon plaisir.

(…) Étonnante prétention, d’espionner la foi, la morale, tout ce qu’il y a de plus sacré dans les secrets de l’âme, quand on rougirait de violer ceux du commerce et de l’industrie ! Et à quel titre le gouvernement viendrait-il s’interposer entre le catholique et le chef spirituel qu’il reconnaît ? (…) Nous voulons être libres et nous le serons. Notre tête ne se courbera sous aucun pouvoir assez insensé, assez aveugle pour essayer de nous soumettre à ses volontés arbitraires »….

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