Ugo Foscolo

Foscolo, Ugo

Italian writer, revolutionary and poet (1778-1827). Autograph letter and an unfinished literary critique originally enclosed with the letter. London. 8vo. and 4to. 6 pages altogether. With autograph envelope.
$ 3,816 / 3.500 € (77465/BN49901)

To the Scottish merchant, geologist and social reformer Leonard Horner concerning books that Foscolo had borrowed, written in a cheerful blend of french with some english words and phrases: "Je n'ai pas remis à Great Ormond St. les livres que vous avez eu la bonté de me prêter, car je craignais qu'ils pourrient s'égarer pendant vôtre absence. - Miss [...] m'a ecrit qu'elle vous croyait deja retourné en Ecosse. J'ai laissé les livres bien empaquetés à Soho Square avec l'orde de les expedier avec sureté au premier avis.

But I am very glad, que vous soyez à Londres, et êtes certain qu'ils reviendront entre vos very mains. Recevez-les donc avec ce billet, et recevez en mêmes tems mes remerciemens les plus affectueux, et même solemnelles; car j'ai perused ces volumes avec veneration, ayant apartenu à Mr. votre frere. Vous trouverez dans les livres de la vie de Robertson quelques notes que j'ai barbouillé dans une lettre pour vous; - je ne peux pas l'achéver faut de tems, puisque vous partez demain; - mais vous aurez, j'en suis sure, la bonté de l'agréer telle qu'elle est. J'aurais desiré venir vous serrer la main à Londres; mais l'incertitude de vous trouver at home m'a detourné d'entreprendre le voyage: Spiritus promtus est; caro autem infirma; et quoique je suis autant evangelique que les apôtres à qui ces mots etaient dit, je suis plus infirme both de corps et d'ame qu'ils n'etaient. - mais vous accepterez mes salutations de loin, autant que si je vous les faisais de près; et j'espére que vous vourdiez bien donner sa part à Mrs. Horner - je crains que pour cette année je n'aurai pas le plaisir de vous voir à Édimbourg - mais je ne partirai d'Angleterre sans voir l'Ecosse; même je ferai mon possible pour ne jamais quitter cet île. il faudra que j'aille aux bains de mer, et tacher de preserver ma jambre du rhumatisme qui est venu me tourmenter après ma chute - et qui me menace pour l'hyver [!] prochain. Lord Holland aussi est entre les tristes mains de la goute [!] à Paris; je viens de recevoir une lettre de Mr. Allen qui se porte bien avec toute le reste de la famille: Leur retour dependra du retablissement de Milord [...]". - A note on the envelope reads: "J'ai mis dans le paquet Le voyage en Escosse de Jonhson [!]; --j'ai cependant dans ce moment un [...]; Est-ce vous - ou Miss P. qui m'a envoyé ce livre? - dans le cas qu'il soit a la Dame, ayez la bonté de le donner à mon domestique - ou de l'envoyer à Hill Street, dans le cas que mon domestique [ne] vous trouve pas chez vous." - Leonard Horner met Ugo Foscolo soon after his arrival in England through his brother Francis (1778-1817) and Henry Vassall-Fox, 3rd Baron Holland (1773-1840), both mentioned in the letter at hand. In a letter from October 1, 1816 Lord Holland writes to Francis Horner about Foscolo being their guest: "Has she [Lady Holland] told you about Foscolo, our late inmate here? He is without exeption the liveliest and cleverest man I know, and I should think full of good qualities as well as talents" [Memoirs and Correspondence of Francis Horner, M.P. Vol. II, p. 346]. The familiarity between Leonard Horner and Ugo Foscolo as witnessed by the letters at hand was previously undocumented. - Signature clipped from the bottom of the letter. With traces of former mounting. The envelope with tear due to breaking of seal (minor text loss in the note), folded and with traces of former mounting. - Incomplete letter to Leonard Horner offering a scathing critique of Dugald Stewart's biography of the Scottish historian William Robertson in comparison to David Hume's short autobiographical account "My own life" from 1778: "J'ai plus connu Hume dans les 20 pages qu'il a ecrit lui-meme sur sa vie que Robertson dans les 200 publiées par Mr. Davies. Il est vrai que Hume ne donne que des traits presque imperceptibles de son caractere, et les faits de sa representation dans le monde comme Auteur et comme Citoyen ont l'air d'un abregé fait à la hâte sans chaleur, ni couleur, et même sans une stricte exactitude chronologique. Mais ce ne sont pas les faits, ou le style dont il les raconte, ni tout ce qu'il dit de soi même qui donnent une grande idée de son ame. On est forcé d'admirer cette calme profonde avec laquelle il parcourt [?] presque dans un seul moment toute la taile [!] de son existence; l'espece d'indifference dont il trace son passage du berceau au tombeau, comme s'il lui aurait éte toujours égal de vivre ou de mourir, ou de n'être point né; la candeur de ses aveux lorsque il etait pauvre, et lorsque ses ecrits au moment de leur publication tombaient dans l'oubli; sa constance a soupporter [!] ce revers, et sa fermeté, qui derivait de la conscience de son pouvoir, à suivre ses etudes et forcer malgré son gré le public à lui rendre justice: Enfin cet art de interesser le monde en écrivant l'histoire de sa vie, tandis que lui même à l'apparence d'y attacher très-peu d'interêt. [...] - La Biographie de Robertson, en me presentant plusieurs faits sans armonie [!] entr'eux, me force a les oublier peu après que je les ai lus; et ces faits me font connaitre plutôt quelques nuances de l'histoire litteraire de ce-tems là, que le caractere de l'Auteur dont est ecrit la Vie. j'aurais abord voulu connaitre les facultés intellectuelles et morales de Robertson - les circonstances de son education et de sa vie qui les ont devéloppé - enfin, ce qui interesse le plus, et qui n'a eté jamais bien fait, que je sache, la maniére dont cet historien de profession s'y prenait pour rassembler, disposer, épurer et enfin donner une architecture aux materiaux dont il composait ses ouvrages. La vie d'un Général d'armée, d'un Peintre, d'un ecrivain ect: ressemblent à des vies des hommes vulgaires si l'on ne traite point du metier qu'ils ont exercé, et des moyens dont ils se sont servi pour avancer leur art, et leur gloire dans leur patrie. Les faits publics qui ont été operés par les hommes célébres de toute profession appartiennent à l'Histoire - mais les passions, l'analyse des talens [!], et des ouvrages, et sur tout la méthode de chaque artiste, appartiennent exclusivement à la Biographie - Je n'ai trouvé dans la vie de Robertson rien que me satifait en la considerant sous ce point de vue - il est vrai que Hume aussi garde profondement le silence sur cette matiere. mais un auteur n'est pas obligé de faire le commentateur de ses livres, ou de devoiler les secrets de son art: il peut parler de soi au public comme bon lui semble: c'estaux autres de rechercher la verité de ses assertions; et s'ils en ont interêt, de faire l'analyse de sa méthode. Mais l'ecrivain de la Vie de Robertson etait obligé à cette tâche principalement, car il s'etait chargé du rôle d'un historien d'un grand auteur. on ecrit sa propre vie pour plaire à soi-même; - on publie la vie des autres, et on doit l'illustrer pour le plaisir et l'utilité des lecteurs. - D'ailleurs l'auteur de la vie de Robertson parle un peu trop de soi-même: il n'est pas coupable d'interuption [!], car il ne mêle jamais la narration de ses propres actions, mais il est punissable d'inopportunità, parce que a chaque phrase il fait des excuses, il donne les raisons qui l'ont forcé à nous dire plûtot [!] cela que cela, il se plait à parer le livre de ses conjectures proposées d'un ton d'écolier - et tandis que vous devez voir toujours le pronom He vous rencontrez plus souvent le selphish [!] pronom de I. - Au reste puisque j'ai commencé, je continuerai - il est vrai que je n'écrive ma langue, ni la vôtre; et que je suis obligé a dire très-peu de éloges en plusieurs-mots mais il faut bien que maintenant je vous cite les preuves de mes opinions sur l'ouvrage que j'ai critiqué [...]". - These are the unfinished notes that Foscolo announced to Leonard Horner in the letter from September 24, 1817. Among other books Horner had borrowed Foscolo Dugald Stewart's "Account of the life and writings of William Robertson", London 1802. - Folded. With traces of former mounting..

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