Juliette Drouet

French actress and muse of Victor Hugo, 1806-1883

Juliette Drouet abandoned her career on the stage after becoming the mistress of Victor Hugo, to whom she acted as a secretary and travelling companion. In 1852, she accompanied him in his exile on Jersey, and then in 1855 on Guernsey, and wrote thousands of letters to him throughout her life. Described by those who knew her as independent, impulsive and hot-tempered, she was also regarded by Parisian society as a typical courtesan who dressed splendidly, spent money wildly, and was extremely beautiful.

Source: Wikipedia

Drouet, Juliette

French actress and mistress of Victor Hugo (1806–1883). Billet autographe. Feuille de comptes de ménage. s.l.s.d. 8vo. 1 page. Papier bleu.
$ 1,714 / 1.500 € (44309)

Quelques additions des dépenses de l’amante de Victor Hugo. Dont 24 f pour le cimetière, probablement celui de St Mandé, dans lequel reposait sa fille, Claire Pradier, morte subitement à 20 ans, le 21 juin 1846. Juliette Drouet, qui survivra près de 40 ans à cette tragédie, est enterrée auprès d’elle. «Loyer 300f – impositions 26 f 11 – argent avancé sur le capital des reconnaissances 40f / 366 f 11. Cimetière 24f – Loyer 300f – reconnaissances renouvelées (…) argent avancé par Julie au Mont de Piété 40f / 66 f 11 » Victor Hugo, lui aussi frappé par le décès accidentel de sa fille Léopoldine en 1843, avait fait graver ses vers en mémoire de Claire, sur la stèle de St Mandé : « Voilà donc que tu dors sous cette pierre grise, Voilà que tu n'es plus, ayant à peine été ! L'Astre attire le lys et te voilà reprise Ô Vierge, par l'azur, cette virginité ! ».

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Drouet, Juliette

French actress and mistress of Victor Hugo (1806–1883). Lettre autographe signée à Victor Hugo. S. l. 8vo. 4 pages.
$ 5,141 / 4.500 € (44356)

Belle lettre de Drouet, à son doux adoré, évoquant Victor Vilain. « Je te disais donc, mon doux adoré, que ce pauvre Vilain était….de cet accident douloureux. Du reste il ne prends aucune vacance des travaux n’étant pas pour lui à l’église même mais (..) il n’est venu à Paris que pour déménager et aviser à de mauvaises affaires qui le tourmentent toujours beaucoup. Il m’a bien promis de faire venir Julie auprès de lui d’ici à un mois. J’espère qu’il tiendra sa promesse car c’est une bonne d’excellente nature quoique trop faible.

Il s’est fort informé de ta chère santé et de celle de toute ta famille. Je ne sais pas s’il pourra aller te voir aujourd’hui à cause de tout ce qu’il a à faire dans cette seule journée. Quant à moi, s’il peut revenir me dire adieu dans la journée il le fera en passant. Il n’y a plus à compter sur la cotte part de ce pauvre garçon pour notre fameux piche niche. Du reste on est à ta disposition jusqu’au vingt cinq de ce mois excepté le vendredi Saint que Mme de Montferrier veut faire chez elle. Il serait bon que Montferrier fut avertie au moins la veille pour avoir nos entrées. Vois si tu peux arranger cela à la satisfaction de tout le monde sans te gêner et pense au bonheur que j’aurai de passer une journée toute entière avec toi. D’avance je t’en remercie de toute mon âme. Juliette. » Le sculpteur Victor Vilain, élève de James Pradier (père de Claire, la fille de Juliette Drouet) était l’amant d’Eugénie, cousine de Juliette Drouet. Il a sculpté des bustes de Claire Pradier, Juliette Drouet, Adèle et Victor Hugo..

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Drouet, Juliette

Actrice française, maitresse de Victor Hugo (1806-1883). L.A.S. « Juliette », adressée à Victor HUGO. ; 4 pages in-8. s.l. 8vo. 4 pages.
$ 5,141 / 4.500 € (44498)

Superbe lettre d’amour à son amant qui lui fit la surprise de venir la voir à l’improviste : «Bonjour, mon bien, mon bonheur, ma vie, mon âme, bonjour. Je t’envoie en bloc, toute la joie que tu m’as donnée hier. Je craindrais trop de la flétrir en cherchant à la trier parmi tous les sentiments d’amour, d’admiration qui fleurissent dans mon âme comme une exubérante végétation. Déjà pour te dire cela je trébuche à travers des phrases et des comparaisons ambitieuses et ridicules qui font choir mon pauvre amour tout naïf les quatre fers en l’air.

Je reprends mon sentier battu par moi depuis seize ans et dans lequel mon cœur peut aller les yeux bandés. Je te dirai que rien n’est incomparable à la joie que ta présence inattendue m’a faite hier. Je me croyais revenue au beau temps de notre amour où je te voyais à tous les instants de la journée quelques fussent tes affaires et tes préoccupations mon bonheur colorait et dorait toutes les choses pendant le trajet ordinairement si insipide pour moi de la maison à la place de bourgogne. Les rues me semblaient propres, les passants moins bêtes et moins laids, le ciel plus bleu, l’air plus pur ainsi ma joie déteignait sur tout ce que tu regardais avec moi. J’étais heureuse comme une jeune fille et je t’aimais avec la passion sainte d’une mère. Juliette» - Depuis son élection à l’Académie Française en 1841, Victor Hugo entame une amitieuse carrière politique qui le voit nommé par Louis-Philippe membre de la Chambre des Pairs. La révolution de février 1848 oblige le roi à abdiquer, après une courte absence Victor Hugo est élu à la nouvelle Assemblée nationale en même temps que Louis-Napoléon Bonaparte et maire du 8eme arrondissement de Paris. Juliette Drouet est inquiète pour son amant, Victor Hugo participe lui-même au massacre en commandant des troupes face aux barricades, il fut choisi dans les 60 commissaires désignés par l’Assemblée pour se rendre auprès des insurgés. Il fonde le journal « l’Evènement » en août de la même année..

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Drouet, Juliette

Actrice française, maitresse de Vi^ctor Hugo (1806-1883). Lettre autographe à Victor Hugo. Paris. 8vo. 3 pages.
$ 9,711 / 8.500 € (44550)

« Pauvre cher bien aimé, je pensais avec tristesse cette nuit, sentant que tu ne dormais pas, combien j’aurais préféré une bonne nuit pour toi à ta prévoyance généreuse mais inutile, je l’espère, pour moi. Il me semblait même que ton agitation tenait à ta bonne action intentionnelle et je me la reprochais quoique je n’y fusse pour rien, au contraire, et j’en étais troublée et malheureuse comme si c’était de ma faute. Maintenant encore j’en éprouve comme une espèce de remord et cependant Dieu sait que loin de l’avoir provoquée, je la repousse de tout mon cœur et de toute mon âme en demandant à Dieu de ne vivre que de ta vie et n’accepter rien de ta mort.

J’espère qu’il m’exaucera en nous accordant le même nombre de jours à vivre et la même mort. Tâchons de mériter cette faveur en nous aimant l’un l’autre saintement comme si nous étions déjà deux âmes au ciel. Cher adoré je te devais ma restitus d’hier que je ne t’ai pas donné étant beaucoup trop émue pour trouver un mot qui ne fut pas triste tout en étant reconnaissant. Aujourd’hui encore je sens que je te dis un tas de choses tendres mais douloureuses. Je voudrais te sourire et j’ai des larmes plein les yeux. Enfin mon cher adoré, je ne reprendrai ma sérénité que lorsque je me sentirai hors d’atteinte de ton bienfait avenir. Ce jour là, qui n’est peut-être pas loin, je vouerai mon âme tout entière dans la tienne et nous serons quitte de tout. Pour faire diversion à mon émotion prolongée, voici une estafette apportant une lettre de Lerry qui se souvient un peu tard qu’il doit présider le banquet des arts décoratifs après demain samedi et qu’il ne peut s’y soustraire et il te prie de l’excuser. La lettre est tout à fait charmante autant que respectueuse et je vais te la porter séance tenante en te priant de te presser un peu si tu veux déjeuner avec petite Jeanne et aller en temps à l’académie et au sénat. Du reste, il fait un temps sale et hideux ce qui s’accorde avec mon mal de tête et l’état général de mes pensées. Je ne relis pas mon gribouillis pour n’être pas tentée de le jeter au feu. J’aime mieux te porter mon front à baiser et à bénir. Baiser que je te rendrai au centuple. Le billet de Madame Angèle Magnin compensera, du reste, en beau style tout ce qui manque au mien et je vais te le porter dar, dar. Je t’adore ». - En 1881, la vie de Juliette est devenue une tristesse de tous les instants, inquiète pour la santé de son grand amour. Elle même souffre alors d’un cancer à l’estomac, et se sait condamnée à mourir de faim. Elle s’éteindra le 11 mai 1883 dans son habitation parisienne. Elle repose au cimetière de Saint-Mandé près de sa fille Claire Pradier. Durant l’année 1883, Hugo ne notera qu’une seule phrase dans son carnet : « Je vais bientôt te rejoindre, ma bien aimée. ».

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Drouet, Juliette

actrice française et la maîtresse de Victor Hugo (1806-1883). L.A.S. «Juliette», mercredi matin 29 mai [1844 ?], à Victor Hugo. 4 pages in-8.
$ 5,713 / 5.000 € (46926)

Elle est honteuse de si bien dormir, «surtout quand je pense que tu ne dors pas toi et que tu travailles jour et nuit comme un pauvre chéri. J?ai honte de ma paresse et de mon inutilité et je m?en veux sérieusement. Je voudrais te voir, mon cher petit bien-aimé, pour te voir, pour savoir comment tu vas et pour te caresser de toute mon âme. Tâche de venir si tu sors de bonne heure et je serai bien heureuse. Le temps continue d?être bien froid et bien humide il faut faire très attention à toi.

Tu sais avec quelle facilité tu t?enrhumes et ton petit Toto aussi. Il faut vous surveiller tous les deux. À ta place, mon amour, j?aurais fait ajourner les leçons de polka pour Toto parce que c?est une danse assez violente; qu?il aura chaud et qu?en sortant il peut attrapper un refroidissement»... Elle craint une fluxion de poitrine, et elle termine: «Je vous aime mes chers petits, je vous adore mes chers enfants et en défendant votre santé c?est ma vie que je défends. Baisez-moi bien vite et aimez-moi je vous l?ordonne».

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Drouet, Juliette

actrice française et la maîtresse de Victor Hugo (1806-1883). Lettre autographe signée ("Juliette"). S. l. 4 pages in-8.
$ 10,854 / 9.500 € (45290/BN31623)

À Victor Hugo. Belle lettre d'une amoureuse délaissée. Elle est "confuse, triste, vexée, enragée", et elle se donne des coups de poings "à indiscrétion": "Je ne te vois plus, mon Toto, je ne t'occupe pas mais je ne te vois plus. Il est clair, cependant, que ce ne peut pas toujours être ton travail qui te retienne avec cette régularité ce sont bien plutôt les visites que tu fais et que tu reçois qui en sont la cause. Autrefois tu donnais moins de temps aux devoirs du monde et tu en donnais davantage à l'amour.

Tu travaillais autant, si non plus, et j'étais plus heureuse. L'hiver je peux passer les nuits entières en veillant l'été je ne le peux pas; dès qu'arrive une heure du matin mes yeux se ferment malgré moi. Comment faire alors pour te voir puisque tu ne viens guère qu'à ce moment-là? Je ne me coucherai pas, je tiendrai mes croisées ouvertes et je prendrai du café pour m'empêcher de dormir. De cette façon, je pourrai au moins profiter des quelques minutes que tu peux me donner. Je commencerai ce régime ce soir [...]"..

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Drouet, Juliette

actrice française et la maîtresse de Victor Hugo (1806-1883). Lettre autographe signée ("Juliette"). [Paris]. 4 pages in-8.
$ 10,854 / 9.500 € (45291/BN31624)

À Victor Hugo. Charmante lettre où elle se plaint avec humour d'embarras gastriques. Elle supporterait son petit malaise avec plus de courage s'il était là pour la dorloter. "[...] Je m'en veux presque maintenant d'avoir sacrifié mon coeur à mon ventre une autre fois je ne ferai pas de ces stupides concessions-là et il s'en tirera comme il pourra et ces borborigmes aussi. Tiens qu'est-ce qu'ils me veulent donc ceux-là? Quand je vous dis qu'il n'y a plus de petits boyaux voici les miens qui veulent faire autant de bruit que les vôtres, les ambitieux.

Voulez-vous bien vous taire tout de suite je n'aime pas les maux si tapageurs que ça [...]". Elle n'est cependant pas malade: "je t'aime trop voilà tout. Le reste c'est pure imitation et pour faire comme les grands boyaux. Je t'adore envers et contre tout [...]"..

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Drouet, Juliette

actrice française et la maîtresse de Victor Hugo (1806-1883). Lettre autographe signée ("Juliette"). S. l. 4 pp. in-8.
$ 10,854 / 9.500 € (45292/BN31625)

À Victor Hugo. Belle lettre d'amour à son "cher Toto" dans laquelle elle évoque l'appel à la conscription du cadet de Victor Hugo. Dans ses multiples lettres d'amour, Juliette Drouet se comportait bien autrement qu'une simple maîtresse, mais en femme attentive à tout ce qui touchait son bien-aimé, montrant ainsi sa sensibilité et son intelligence. Ici elle attend son "petit homme" et lui demande ne pas lui "faire croquer le marmot trop longtemps". Elle demande des nouvelles de Madame de Montferrier, une amie de Victor Hugo qui avait été témoin du mariage de l'écrivain, et qu'elle a quittée hier.

Elle s'inquiète aussi du sort de François-Victor, le fils cadet d'Hugo qui doit, conformément à la pratique de l'époque, tirer au sort un numéro décidant de son incorporation ou non au service militaire. Elle lui demande: "N'est-ce pas aujourd'hui que ton fils tire à la conscription? Si cela était il est probable que tu resteras chez toi jusqu'au moment où il rapportera son n° de la mairie. Pourvu qu'il ait le bon esprit de tirer le n° 1 il en est fort capable et je lui en fais d'avance mon compliment. Voime, voime, mais je suis sûre que tu aimerais mieux les trois portières chinoises? Tu es si difficile à contenter toi. Quant à moi ce que je préfère à tout les bric-à-bracs même au n° 1 de Toto c'est votre coeur ce qui est bien autrement fantastique que toutes les chinoiseries et les bonnes chances du monde [...]". L'allusion au "n° 1" que Juliette Drouet souhaite que tire François-Victor fait référence au complexe système de tirage au sort en vigueur pour la conscription militaire au XIXe siècle. De ce tirage au sort dépendait la durée du service militaire qui variait de six mois à un an, avec des possibilités d'exemption..

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