Philippe Néricault Destouches

Destouches, Philippe Néricault

Dramatiker (Académie Française) (1680-1754). Eigenh. Brief m. U. Soleure. 4 SS. 4to (kleiner Riss und kleines Loch, wodurch einige Buchstaben fehlen, Falz ausgebessert).
$ 3,272 / 3.000 € (26366)

Destouches, Philippe Néricault, auteur dramatique (Académie Française) (1680-1754). L.A.S., Soleure août 1701, à un « cher amy » ; 4 pages in-4 (petite déchirure et petit trou affectant qqs lettres, fente au pli réparée). BELLE ET LONGUE LETTRE DU JEUNE COMEDIEN. Il ne cherchera pas d’autre excuse que la paresse au retard apporté à cette lettre ; il n’alléguera pas d’autres raisons. « Vous savés qu’un bon comedien n’en manque pas, même dans les occasions ou il en doit avoir le moins, mais comme je me suis entierement depoüillé de ce caractere, je rejette, tout ce que ma plume pourroit me fournir pour me faire paroître exempt de blasme »… Les louanges excessives de son ami lui « ont fermé la boûche en quelque façon »… Puis il en vient à l’affaire de CARPI (9 juillet, les Autrichiens, entrés en Italie pour la guerre de succession d’Espagne, y ont battu le maréchal de TESSE) : « chacun la conte a sa fantaisie ; mais il est tres certain qu’elle est tout a nôtre avantage, et que nos troupes qui estoient la en petit nombre y firent des choses incroyables, on eust dit que chaque soldat étoit un heros, on fut obligé de ceder a la multitude, et les Allemans y ont beaucoup plus perdu que nous, quoy qu’ils se soient trouvés dans cette action au nombre de 17 000 hommes, contre 3000 seulement.

M. le Comte de TESSE a mandé depuis peu a Son Excellence Mgr l’amb[assadeu]r [le marquis de PUYSIEULX, ambassadeur de France en Suisse, dont Destouches va devenir le secrétaire] que nos troupes depuis cette rencontre ont presenté deux fois bataille au P. EUGENE sans qu’il ayt voulu l’accepter et que l’armée de ce prince manque de tout ; qu’elle a été trois jours sans pain, et qu’il y a apparence que l’Empr est hors d’état de la secourir. Nous attendons de jour en jour la nouvelle de quelque action d’éclat » ; il ne manquera pas d’en informer aussitôt son ami… Il lui demande s’il a été à Beaucaire et s’il y a fait des affaires : « Je ne me souviens jamais de ce funeste endroit sans rappeler mes infortunes, et sans me representer en même tems, avec quelle generosité vous me secourûtes au besoin »….

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Destouches, Philippe Néricault

French playwright (1680-1754). Autograph letter signed. Fortoiseau. 15.08.1740. 4to. 8 pp. on bifolia. In French.
$ 7,090 / 6.500 € (49688/BN34158)

Long and insightful letter to the famous courtisan and biographical chronicler Évrard Titon du Tillet (1677-1762), touching upon various subjects, including Titon du Tillet's wish to withdraw to a calm retreat that matches Destouche's own preference for seclusion. The first part of the letter is full of praise for Titon du Tillet's two biographical works, the "Parnasse françois", first published in 1732 and augmented in 1743, and the "Essai sur les honneurs" from 1734, affirming that "there is no effort" to which Titon du Tillet "would not go so as to immortalize the great men who bring honour to France".

Based on this patriotic sentiment, Destouche chastises Voltaire in a curious tirade, culminating in an epigram: "Not only do I love everything that can contribute to the glory of our Nation, but I have not forgotten any efforts in foreign countries where I have lived for so long, to defend it against the attacks of prejudice, injustice and envy, in this quite different from our otherwise estimable Voltaire, who dares to make a point of honor of exalting our neighbors at our expense and who inspired me to the epigram you are about to read, and the indignation that gave it all its vivacity [...]". It was to be published in a "book of epigrams", possibly identical with the extended 4th volume of his collected works consisting of letters, two comedies, poetry, and epigrams that was published in The Hague in 1742. To judge from Voltaire's brief criticism of Destouche's plays in "The Age of Louis XIV", the antipathy was mutual. - The second part of the letter concerns the advantages of seclusion in contrast to the pretenses of the court or the hustling and bustling of court and city that he underlines with an epigram attributed to Seneca, although likely of Destouches own invention: "Malheur à l'homme prévenu | Qui sur son mérite se fonde, | Et qui, connu de tout le monde, | Meurt sans jamais s'être connu". However, Destouches advises his correspondent to wait until spring before leaving Paris, asserting: "To retire to the country during winter is to begin where you must end [...] Wait until the fine season invites you to leave Paris". He promises then to join him. In closing, Destouches apologizes for his scribbling, comparing himself to Madame de Sévigné, famous for her extensive letters: "I am like Mme. de Sévigné, I write everything in one fell swoop, and I would become cold and languid, and thus quite boring, if I levelled every word [...]". Minimal tears and browning..

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