Jules Amédée Barbey d'Aurevilly

Barbey d'Aurevilly, Jules Amédée

Schriftsteller (1808-1889). ALS. Paris. Gr.-8vo. 1 Seite. Doppelblatt mit Prägung "Never more". Mit eigenh. Umschlag mit Frankatur und rotem Lacksiegel (dieses auf der Rückseite).
$ 3,983 / 3.500 € (54445)

Beautiful letter in his nice decorative hand in red ink to "Mademoiselle Antoinette Moriceau | Maison Masson, 9. | boulevard de La Madeleine" in Paris: "[...] je suis obligé de m'absenter quelques jours. À mon retour, j'aurais le plaisir de vous mander le jour et l'heure où je je vous recevrai. Je ne vous ai pas oublié, et je suis enchanté d'apprendre que vous ne m'avez pas oublié non plus [...]" - Enclosed is a signed Carte-de-visite" portait (portrait of the young poet done after a minature by Finck) holograph addition by the writer: "[...] à dixhuit ans." - Rare.

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Barbey d’Aurevilly, Jules-Amédée

French novelist and short story writer (1808–1889). Manuscrit autographe signé "Les Pèlerinages". S. l. n. d. Folio. 3 pp. Encre rouge, noire, et verte.
$ 9,672 / 8.500 € (49694/BN34164)

Belle dissertation sur le retour de la piété en France et l'essor des pèlerinages au XIXème siècle, à travers laquelle on aperçoit les vives convictions religieuses de l'auteur lui même. Ce texte avait paru pour la première fois dans l'ouvrage posthume: Dernières Polémiques. Paris, chez Albert Savine, 1891. - "Les Pèlerinages / I / Qui donc disait que les questions religieuses n'étaient plus des questions & que l'esprit moderne, si supérieur à l'esprit du moyen âge les avait tuées et en avait jetté [sic] la cendre aux vents: ludibria ventis! Qui donc le disait? … Tout le monde.

Depuis le jour où Lamenais désespéré publiait son indifférence en matière de Religion jusqu'à l'heure de malheur suprême qui s'est abattue [mot biffé] sur la France, cette France, catholique comme elle était France, avait senti plus de quarante années, une de ces sécheresses de cœur que les mystiques connaissent et que les nations qui furent ferventes connaissent aussi. Certainement elle n'était pas encore athée jusqu'à la Moëlle, cette vieille France de Clovis. Mais l'Athéisme, ce dernier mot de toutes les philosophies impies, l'Athéisme, avec son instruction laïque & obligatoire, espérait bien qu'elle le deviendrait. Des livres, en effet, l'Athéisme était passé dans les faits. La Commune pour qui les prêtres n'étaient plus des hommes mais des soutanes (Rappelez vous le mot de Rigaud : Soutanes levez vous!) La Commune avait été le triomphe de l'Athéisme, car Robespierre lui-même, avec sa sotte fête de l'Etre suprême avait affirmé Dieu, et après la Commune ce n'était pas la sceptique voltairien qui menait la France qui était capable d'arrêter l'athéisme, qui au moins affirme quelque chose [...]"..

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