Schriftsteller (1900-1944). Eigenh. Brief mit Unterschrift. Paris. Folio. 3 pp. Briefpapier „Café de la Régence“.
12.500 €
(62573)
Schöner Liebesbrief an seine frühere Verlobte Louise Lévêque de Vilmorin (1902-1969): „Il est absolument nécessaire que je t’écrive. Je n’ai pourtant rien à te dire que je puisse exprimer par des mots. C’est beaucoup trop intime en moi, c’est beaucoup trop mêlé à moi. Et puis, la violence de mon désarroi, aucun mot ne la peut contenir. Mais il faut absolument que je te parle. Ce n’est pas dans l’espoir d’etre bien compris. C’est plutot une tentative désespérée. Les mots.
Comme on lache des pigeons voyageurs, on ne sait jamais s’ils arrivent. Et puis vois tu, c’est peut etre le don lui-même qui a plus d’importance que l’acceuil [sic]. Et je t’ai donné tout moi-même. Et je me redis, peut être à moi-même, cet esclavage. Et puis rien ne peut te gener. Je t’ai dit que je ne comprenais pas… je comprends tout, je comprends quand tu t’approches, quand tu te détaches, quand tu viens à moi et quand tu m’exiles. Tu es un peu pour moi une saison incertaine où j’aventure ma maladie sous le soleil. Mais rien ne peut te gener parce que je comprends aussi les fortes choses qui te tiennent. Ce désir d’etre rassemblée. Je ne sais pas bien t’expliquer : une moisson à l’abri de soi-même. Je pensea ton langage, à cette invention d’un monde qui toujours me semble plus vrai. ,A l’ombre du vol incessant des pigeons […]“ - Louise Lévêque de Vilmorin erhielt eine umfassende Ausbildung und sprach mehrere Fremdsprachen. Während ihres Literatur-Studiums in Paris lernte sie Antoine de Saint-Exupéry kennen und gab 1923 ihre Verlobung mit ihm bekannt. Nach einem Flugzeugabsturz über Le Bourget überlebt er nur schwer verletzt. Aus Rücksicht auf die Wünsche seiner Verlobten und deren Familie gab Saint-Exupéry sein Vorhaben, Militärpilot zu werden, auf und ging einer Bürotätigkeit nach – dennoch löste de Vilmorin die Verlobung..
Franz. Schriftsteller (1900-1944). Eigenh. ausgeführte Zeichnung zu einem Flugobjekt (?). ohne Ort und Datum. Quer-4to. 1 p. Bleistift.
2.500 €
(89690)
Sorgfältig ausgeführte und annotierte Zeichnung zu einem Flügel eines Flugzeugs (?) oder einer anderen geometrischen Zeichnung.
French writer (1900-1944). "Civilisations". Autograph manuscript. N. p. o. d. 4to. 1 p.
9.500 €
(47167/BN31866)
An unpublished manuscript that was probably part of the notes for Saint-Exupéry's 1939 memoir Terre des hommes (Wind, Sand and Stars). In the interesting sociological text, Saint-Exupéry ironically congratulates Hitler on his discovery that "we are the wolf and the tiger", thus alluding to the thin crust of civilization, only to dispute this cynicism and propose a completely different view. At the center of Saint-Exupéry's affirmation of human civilization is an anthropological notion of play and ambiguity: "Et tu diras, j'ai trouvé le vrai sens de l'homme ? Mais nous, nous aimons le difficile, nous !" In the final lines, he explains the stenght and weakness of fascism in analogy to military discipline and ulitmately returns to the ironical tone of the beginning.
- Minimal tears and browning..
verkauft
2 notes autographes avec croquis.
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Sur les deux côtés d'une feuille, Saint-Exupéry a tracé plusieurs schémas pour des recherches scientifiques, avec des commentaires ; s'y mêlent deux études de visage de profil. Il a esquissé un texte sur la défaite de la France : « La France était logée dans ses armées. Ses armées ont craqué. Les armées ont craqué comme la coquille autour de la matière »... Sur une feuille jaune, réflexions pour des recherches de physique : « Travail et poids descendant sous une accélération active et travail, et puis ascendant sous une accélération diminuée »... Etc. Au bas de la feuille, croquis avec ce commentaire : « Que se passe-t-il dans un tube muni de flotteur ? »...
Autograph manuscript.
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Very likely a draft for the unfinished essay Citadelle that Saint-Exupéry worked on from 1941 until his death in 1944 and that was published in 1948. Under the impression of World War II and the rapid change of human relations under the conditions of modernity, Saint-Exupéry expresses his conviction of the necessity of a spiritual and humanist renewal of humanity through love in Citadelle. These themes are pronounced in the highly interesting unpublished manuscript that starts with an invocation of god and the promise to "repair the mores" and to "re-erect the altar". The love that is at the core of Saint-Exupéry's project of renewal is not "immediate love", in which he doesn't believe anymore. To him, love doesn't mean tenderness towards specific things or people but a depository of something divine that "alone radiates". However, the renewal can't be a project of the elite and the problem of mediating spirituality in Saint-Exupéry's sense leads to "inner contradiction" that makes him think "without enthusiasm of Descartes". The manuscript ends with another invocation of the creator who is "surprised in his obscure ant-work" and the "humble image of a bad adventure, a scattered family and a sick child" that provokes "religious crisis". - Minimal tears and creases.
11 photographies originales.
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Portrait de Saint-Exupéry en tenue de pilote. [Buenos Aires, 1930]. 85 x 52 mm. Durant le Tour de Méditerranée de 1935. 127 x 179 mm. Arrivée à Alger du quadrimoteur Farman, piloté par Saint-Exupéry. 95 x 128 mm. Après la mission de reconnaissance en mai 1940 au-dessus d'Arras, le groupe "2/33" doit se replier sur Bordeaux. S'emparant d'un Farman, Saint-Exupéry s'envole pour Alger d'où il espère pouvoir continuer le combat. Quelques jours après son arrivée, l'armistice est signé. 5 petites photographies montrant Saint-Exupéry dans l'intimité, écrivant, fumant ou en extérieur. Formats divers, 52 x 60 mm à 78 x 53 mm ; trois à bords dentelés. [On joint :] Livret d'école avec 18 photographies de classe. École Libre Notre-Dame de Sainte-Croix, au Mans, 1913-1914. In-8 à l'italienne, agrafé ; quelques pages détachées. Sur la photo de la Seconde Division, on reconnaît Antoine de Saint-Exupéry à l'âge de treize ans (5e à gauche au dernier rang). A côté des élèves "en uniforme bleu marine à boutons dorés, col dur et lavallière, il n'y a pas l'ombre d'un sourire" sur le visage de l'abbé Launay, le sévère professeur d'Antoine (Curtis Cate, Antoine de Saint-Exupéry, Laboureur du ciel, Grasset, 1973, p. 37). La couverture porte la signature maladroite du frère cadet d'Antoine, François. Compagnon de jeux, élève lui aussi du collège Sainte-Croix au Mans puis à Saint-Jean à Fribourg, François meurt à l'âge de quinze ans d'un rhumatisme au cœur, léguant à son frère, par testament, sa bicyclette et une carabine.


