Marcel Proust

Proust, Marcel

French writer (1871-1922). Autograph letter signed „Marcel“. no place. 8vo. 2 pp. Mourning Paper.
12.500 € (72460)

Unpublished letter to the writer Lucien Daudet (1878-1946): „Mon cher petit, Voilà quatre jours que je me lève seulement à 11 heures du soir", et s’inquiète de déranger son ami : "Cela me ferait trop de peine qu’encore convalescent vous veniez inutilement ce soir. J’espère bien ne pas me réveiller si tard mais enfin je n’en suis pas sûr. Alors si vous voulez voilà ce que je ferai. Quand je me réveillerai je vous enverrai une voiture pour vous dire que je pourrai vous recevoir une heure après (le temps de me mettre à table, fumer etc.).

Si vous trouvez que c’est trop tard vous ne viendrez pas, si c’est l’heure qui vous va, vous viendrez. Tendrement à vous. Marcel“..

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Proust, Marcel

French writer (1871-1922). Autograph letter signed „Marcel“. no place. 8vo. 8 pp. Mourning paper.
15.000 € (72461)

A letter of recommandation for two „protégés“. Après avoir pesté contre les travaux bruyants qui vont commencer sous l’appartement qu’il occupera bientôt boulevard Haussmann et qui l’obligent à payer deux loyers (l’un à Versailles, l’autre à Paris), Proust demande à Robert de Billy "beaucoup de services". Pour un "jeune homme de vingt-cinq ans, très distingué et bien d’aspect, écrivant bien, assez bon en comptabilité, très gentilles manières, très sérieux, mais sans instruction approfondie", il demande si le beau-père de son ami n’a pas un poste à pourvoir.

En post-scriptum, il expliquera qu’il s’agit de Robert Ulrich, "catholique malgré le nom" (l'identification de Kolb doit être erronée ; sur ce jeune homme, né en 1881 et qui lui sert occasionnellement de secrétaire, voir lot 187). Pour le neveu de sa vieille cuisinière, il demande à son ami s’il peut le recommander dans un bureau militaire ou au ministère de la Guerre. Pour l’aider dans cette recommandation, il demande à Robert de Billy s’il connaît Picquart : "moi mon dreyfusisme de la première heure n’a jamais servi à rien. Cela n’a servi qu’aux antidreyfusards qui sont bruyamment devenus dreyfusards il y a un mois". Robert de Billy (1869-1953) avait rencontré Proust à Orléans durant leur service militaire (voir lots 136 et 137) et est l’un des modèles de Saint-Loup..

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Proust, Marcel

Schriftsteller (1871-1922). Eigenh. Brief mit Unterschrift. o. O. u. D. [aber Juli 1906]. 8vo. 1 p. Trauerrand. Faltspuren.
4.500 € (80792)

An den Literaturkritiker Paul Souday (1869-1929), der auch eine Biographie über Proust geschrieben hatte. „Merci mille fois cher Monsieur de vos aimables renseigne­ments. Et surtout ne prenez pas la peine de me récrire pour Sesame! […]“ Correspondance, t. VI (p. 141), et t. XXI (p. 112, Text nicht exakt übertragen).

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Proust, Marcel

Schriftsteller (1871-1922). Eigenh. Brief mit Unterschrift. 45, rue de Courcelles , mardi [3. Juli 1906]. 8vo. 3 pp. Trauerrand. Faltspuren.
8.500 € (81090)

An den Literaturkritiker Paul Souday (1869-1929), der auch eine Biographie über Proust geschrieben hatte. „[…] Avant que ma santé fut tout à fait ruinée et quand je sortais encore quelquefois, je me souviens de vous avoir aperçu, chez Weber, avec un des écrivains pour qui j'ai la plus profonde admiration, à qui je dois aussi, depuis longtemps déjà la plus grande reconnaissance: M. Charles MAURRAS. Peut-être puisque vous êtes lié avec lui, savez-vous, ou pourriez-vous savoir qui signe Jacques BAINVILLE à la Gazette France.

Il a en e et paru sous cette signature une chronique sur ma traduction que je viens de faire de RUSKIN […]. Cette chronique est assez peu aimable. Mais cepen­dant le fait même qu'une chronique m'ait été consacrée doit être un e et de l'amabilité de M. Maurras et je voudrais le remercier […]“. [La chronique de Jacques Bainville, vom 2. Juli 1906, war teilweise der Übersetzung von Proust Sésame et les Lys von John RUSKIN gewidmet.] Correspondance, t. VI (p. 141), et t. XXI (p. 112, Text nicht exakt übertragen)..

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Proust, Marcel

Schriftsteller (1871-1922). Eigenh. Brief mit Unterschrift. o. O. u. D. [aber 7. April 1922]. 8vo. 4pp.
9.500 € (81091)

An den Literaturkritiker Paul Souday (1869-1929), der auch eine Biographie über Proust geschrieben hatte. Vor der Veröffentlichung von Sodom und Gomorrah: „[…] J'ai beaucoup d'excuses à vous faire pour le dîner sans dames de l'autre soir. J'avais compris que vous n'étiez pas libre; et j'ai su le contraire trop tard. Une autre excuse est causée par ceci. Le mauvais hasard a fait jusqu'ici que les rares fois où je pouvais dîner avec vous, vous aviez fait quinze jours avant un article sur moi de sorte que cela avait l'air d'un remerciement bien stupide (...) Quand je vous ai vu avant hier je n'avais pas corrigé une seule épreuve et à vrai dire je ne sais même pas s›il en a été fait du tout, car me sachant hors d›état de me livrer à ce travail, je crois que c'est sur le manuscrit même (qu'on) a établi le bon à tirer.

Toujours est-il que là où je mets un an, ils ont mis trois semaines, et sans doute par crainte de tomber au milieu des événements politiques [la conférence de Gênes va commencer le 10 avril], ils m'écrivent que mon livre paraîtra dès la semaine prochaine. De sorte que ce n'est pas seulement les livres (libelli) qui ont sua fata, mais moi «Marcellus eris» (que je n'ai pas été n'ayant pas rompu l'âpre destin) et que d'une façon ou de la contraire mes invitations ont l'air tantôt de remercier mon critique, tantôt de le ménager. Je ne suis pas si homme de lettres que cela quoique très fier de l'être. Et j'aimerais que nos rapports soient […] des rapports d'homme à homme avec d'aimables dames, sub rosa, et en devisant de Belles Lettres, les soirs où je ne suis pas comme avant-hier demi aphasique […]“. Correspondance, t. VI (p. 141), et t. XXI (p. 112, Text nicht exakt übertragen)..

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Proust, Marcel

French writer (1871-1922). Autograph letter signed. N. p. o. d. 8vo. 3¼ pp. on double leaf.
48.000 € (34111/BN29855)

To the French aesthete, Symbolist poet, art collector and dandy Robert de Montesquiou (1855-1921), who had been the inspiration both for des Esseintes in Joris-Karl Huysmans' "À rebours" (1884) and for Baron de Charlus in Proust's "À la recherche du temps perdu" (1913-1927), discussing his attending a conference and a novel by Gabriele D'Annunzio: "Vous 'ne doutez pas' comme disent les gens du monde, que je ne souhaite - sans guère l'espérer - d'être en état d'assister à la Conférence. Je serais heureux de me rendre compte par moi-même ce qu'en penserait la Petite (non, la Grande!) Mademoiselle.

Elle a toujours eu un faible pour nous (ce qui est son fort!) Et le merveilleux roman de d'Annunzio me semble par son sujet convenir merveilleusement à l'instruction des enfants confiés à Miss Winter. Je vois là le thème tout indiqué pour les représentations de théâtre jouées au naturel entre frère et sœur. Vous voyez que je ne fais pas comme les gens qui font semblant de ne pas connaitre l'existence des enfants dont on ne leur a pas notifié la venue au monde. Je n'ai pas moins ressenti de cette omission, au tort de mes sentiments, d'une façon cruelle et durable 'car enfin mon respect et mon obéissance semblent dignes à mes yeux d'une autre récompense'. Mais cela ne m'empêche pas de les admirer tout de même beaucoup ! Votre très dévoué | Marcel Proust"'. - Slightly browned and spotty; small collection stamp on p. 1..

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Proust, Marcel

E. Brief mit U.
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Marcel Proust (1871–1922), Schriftsteller. E. Brief mit U. O. O., [19. März 1910]. 4 SS. auf Doppelblatt. 8°. – Schöner und inhaltsreicher Brief an den Essayisten und Historiker Daniel Halévy (1872–1962), den seit Schultagen mit ihm befreundeten Sohn des Dramatikers und Librettisten Ludovic Halévy, dessen eigener Sohn Antoine-David kurz zuvor verstorben war. Neben seiner Kondolenz und der Versicherung seiner Unterstützung und Freundschaft zitiert Proust aus einer Dichtung Victor Hugos und berichtet, was er von dem Schaffen von H. G. Wells und R. L. Stevenson hält: „J’ignorais ce grand malheur que je peux à peine comprendre. Je me rappelle l’émotion subite mêlée de tendresse, de respect, d’effroi, de dévouement, de douceur, que prenaient la voix et le visage de Maman quand elle disait: ‚Ce sont des gens qui ont perdu un enfant!’. Et je sentais bien en effet que rien ne devait être plus triste que de fermer les yeux à ceux qui auraient dû vous les fermer un jour. Et je me rappelle les lettres du pauvre Brunschvig l’an dernier. Aussi je pense bien tristement à toi, à Madame Halévy. Je sais que vous avez tout ce qu’il faut pour souffrir plus que d’autres de votre malheur, et aussi tout ce qu’il faut pour porter plus courageusement votre souffrance. Il cite Hugo: ‚La douleur est un fruit, Dieu ne le fait pas croître sur la branche trop faible pour le porter’, et ajoute: ‚Mais tu aimes si peu qu’on te parle de ce que tu sens que tout en pensant beaucoup à toi je crois que je ne l’aurais pas écrit. Mais j’ai reçu la triste lettre noire et j’ai cru que cela valait tout de même mieux. En tout cas, c’est te dire que je ne demande pas de me répondre. A toi Marcel Proust. Je vois ton article sur Wells que j’aime avec ces réserves: je crois qu’il n’y a pas de nécessité qui oblige un homme qui aurait le génie de faire une belle œuvre à ne pas la faire, du moins pas de ces nécessités extérieures là. La pauvreté lui serait donc, l’oubli du public indifférent, et il s’écarterait du ‚rythme’ des autres. Quant à Wells je le connais à peine. Mais je ne le croyais pas si grand. Avec plus d’abstractions et de solennité scientifique, il me paraissait un second cru très inférieur du bien plus génial Stevenson. Mais tout cela dit fort au hasard car je n’ai presque rien lu et j’ai passé des moments charmants aux Martiens [La Guerre des Mondes] et à l’Homme invisible“.– Papierbedingt etwas gebräunt und gering fleckig; im Mittelfalz hinterlegt.


Proust, Marcel

Autograph letter draft.
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Proust’s answer on a survey of a school for literature and engineering. Proust had declined an interview and asked André Lang for his questions in writing; he drafted here, which seems to be unusual: Are there still literary schools? He will change the text in the shortening, for the greater part of his letter to another question on the analytical novel and the adventure novel; his letter was published Feb. 26, 1922 in Les Annales politiques et littéraires(Correspondance, t. XX, p. 496).] „[…] Je crois que les écoles représentent seulement le temps nécessaire à un homme de génie pour qu’on le comprenne. Aussitôt l’école se dissout et le nouveau maître vient prendre rang à côté des anciens qu’il continue. Ce temps peut être fort long. Aucune crise de politique intérieure, aucun conflit extérieur n’étonnent, quand on pense qu’Olympia, si bien en harmonie avec les Ingres du Louvre fut l’oeuvre proscrite, l’horreur devant laquelle se révoltaient les meilleurs juges de l’époque. J’aime à redire que le poète condamné Baudelaire fut le plus racinien des poètes. Sans doute l’un des deux poètes – c’est Racine que je veux dire - est plus immoral que l’autre. Mais le style est le même. Bien entendu, ne devant rien à personne, leur apport diffère, plus important chez Racine en ce qui touche l’accumulation des vérités psychologiques, chez Baudelaire en ce qui concerne les lois de la réminiscence. Celle-ci du reste me plaît mieux chez Chateaubriand, chez Gérard de Nerval, où on la voit brusquement se produire, déroutant le récit. Elle tient plus de place chez Baudelaire, mais à l’état statique“.


Proust, Marcel

Autograph letter signed.
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Unpublished letter of Proust to Albert Nahmias (1886-1979) whom he got to know at Cabourg in 1908: „Would you be so kind as to 1. examine the accounts of Léon (it seems to me that the settlement price for the Caucasien [The North Caucasian Oil Fields Ltd] is not the same as for the other outside broker), to estimate what still stays at the two of them (I think it must be more than 4000 francs). Could you please collect a sixth of this amount (therefore approximately 700 francs) and deposit the difference to me (therefore approximately 3300 fr.). I apologize for this brevity, but I am tired!?“.– There is a postscriptum at the top of the letter mentioning the Ural Caspian Oil