Marcel Proust

Schriftsteller, 1871-1922

Valentin Louis Georges Eugène Marcel Proust war ein französischer Schriftsteller und Sozialkritiker. Sein Hauptwerk ist der siebenbändige Roman „Auf der Suche nach der verlorenen Zeit“ (1913-1927), eine fiktive Autobiographie mit raffinierter Struktur: Ein weitgehend anonymes „Ich“, das aber möglicherweise „Marcel“ heißt, erzählt von seinen zum Teil vergeblichen Versuchen, sich an seine Kindheit und Jugend zu erinnern. Literaturhistorisch bedeutend ist Prousts Roman vor allem deshalb, weil er mit einer bis dahin ungekannten Konsequenz die Subjektivität der menschlichen Wahrnehmung inszeniert, mit all ihren Nachteilen und Möglichkeiten.

Quelle: Wikipedia

Proust, Marcel

French writer (1871-1922). Autograph letter signed „Marcel“. no place. 8vo. 2 pp. Mourning Paper.
12.500 € (72460)

Unpublished letter to the writer Lucien Daudet (1878-1946): „Mon cher petit, Voilà quatre jours que je me lève seulement à 11 heures du soir", et s’inquiète de déranger son ami : "Cela me ferait trop de peine qu’encore convalescent vous veniez inutilement ce soir. J’espère bien ne pas me réveiller si tard mais enfin je n’en suis pas sûr. Alors si vous voulez voilà ce que je ferai. Quand je me réveillerai je vous enverrai une voiture pour vous dire que je pourrai vous recevoir une heure après (le temps de me mettre à table, fumer etc.).

Si vous trouvez que c’est trop tard vous ne viendrez pas, si c’est l’heure qui vous va, vous viendrez. Tendrement à vous. Marcel“..

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Proust, Marcel

French writer (1871-1922). Autograph letter signed „Marcel“. no place. 8vo. 8 pp. Mourning paper.
15.000 € (72461)

A letter of recommandation for two „protégés“. Après avoir pesté contre les travaux bruyants qui vont commencer sous l’appartement qu’il occupera bientôt boulevard Haussmann et qui l’obligent à payer deux loyers (l’un à Versailles, l’autre à Paris), Proust demande à Robert de Billy "beaucoup de services". Pour un "jeune homme de vingt-cinq ans, très distingué et bien d’aspect, écrivant bien, assez bon en comptabilité, très gentilles manières, très sérieux, mais sans instruction approfondie", il demande si le beau-père de son ami n’a pas un poste à pourvoir.

En post-scriptum, il expliquera qu’il s’agit de Robert Ulrich, "catholique malgré le nom" (l'identification de Kolb doit être erronée ; sur ce jeune homme, né en 1881 et qui lui sert occasionnellement de secrétaire, voir lot 187). Pour le neveu de sa vieille cuisinière, il demande à son ami s’il peut le recommander dans un bureau militaire ou au ministère de la Guerre. Pour l’aider dans cette recommandation, il demande à Robert de Billy s’il connaît Picquart : "moi mon dreyfusisme de la première heure n’a jamais servi à rien. Cela n’a servi qu’aux antidreyfusards qui sont bruyamment devenus dreyfusards il y a un mois". Robert de Billy (1869-1953) avait rencontré Proust à Orléans durant leur service militaire (voir lots 136 et 137) et est l’un des modèles de Saint-Loup..

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Proust, Marcel

franz. Schriftsteller (1871-1922). Eigenh. Manuskript „Les Principautés roumaines …Turquie…“. ohne Ort. 8vo. 6 pp., 4to 1p. Zusammen 7 pp.
18.500 € (80791)

Anmerkungen zur Geopolitik, verfasst während Marcel Prousts Studiums an der l'École libre des Sciences politiques, wo er seit 1890 an der juristischen Fakultät eingeschrieben war. In dem Manuskript geht er auf die rumänischen Fürstentümer ein, die von 1828-1830 von den Russen besetzt waren, er beleuchtet dabei den Status der Fürsten/Herren „hospodar“ unter russischem EInfluss, die Rumänische Revolution von 1848, den Vertrag von Balta Liman von 1849, der die Fürsten von Moldau und der Walachei, unter die Aufsicht der Russen und Türken stellte, ssischen und türkischen Kommissars standen und das Protektorat der Franzosen: „Les Principautés roumaines.

De 1828 à 1830 occupés par les Russes. Statut organique pour hospodar à vie sous influence russe. En 1848 secouant ce joug russe aux cris de vive la Turquie. Bibesco se retire. Turquie laisse la Russie réprimer [...] en 1849 le traité de Balta-Liman les soumet à un régime d'exception. Par le traité de Paris (1856) le protectorat de la Russie cesse. Vassales de la Turquie mais autonomes, et on décide réunion simultanée de 2 assemblées nationales et d'une commission européenne d'enquête à Bucharest suivie d'une conférence à Paris…]“ Ein weiterer Abschnitt beschäftigt sich mit der Situation in Serbien: „ […] La Serbie. Le sultan lui promettait toujours l'autonomie, s'y engage formelt au traité d'Ackermann en 1826 et en 1830 firman constitutif. Administration nationale indigène. Suzerain: le sultan Prince Miloch Obrenovitch sorte de Pierre le Gd. Procédés barbares. Idées de civilison. En 1838 Russie lui impose une Conson […] 1863. Janvier insurrection polonaise. Février Bismark signe avec la Russie un accord de protection respective des frontières. Napoléon demande au Czar de refaire la Pologne. Celui-ci refust envoie plan à François Joseph (Galicie à la Pologne, Silésie à l'Autriche, Vénétie à l'Italie, Adriatique à Autriche, Circassie à Turquie)…]“ Proust verfasst eine Chronologie der Jahre 1852 bis 1855 mit weiteren Anmerkungen zur Türkei und zu Serbien, dem Krieg zwischen Serbien und der Türkei im Jahr 1876 und dem zwischen Russland und der Türkei in den Jahren 1877-1878. „En 75 révolte en Herzégovine à cause d'abus fiscaux. La Bosnie la suivit puis Montenegro et Serbie. À cette époque existait alliance des 3 empereurs. Bismarck Andrassy Gortschakof. La Fr. était effacée, l'Italie faible. L'Anglet. Regardait moins la question d'Orient. La Cour de Vienne se fait le porte-parole de l'alliance. Sans modérateurs démarche des consuls en juillet-août pour s'entremettre-échoue-note Andrassy demandant des réformes locales et religieuses en Bosnie-Herzégovine. 31 janvier 1876 elle ne parlait pas d'imposer les réformes par la force. La Porte par un firman du 12 décembre avait réédité un programme de réformes générales, les insurgés repoussèrent les concessions comme insuffisantes-assassinat des consuls à Salonique-memorandum de Berlin plus comminatoire, rédigé dit-on par Gortschakof, inspiré des doléances des Bosniaques et Herzégoviniens [...]. Commission de notables herzégov. et bosn. chrétiens chargée de distribuer des services. Évacuation du territoire pour les turcs chrétiens [...]. Mesures de coercition si la Turquie refuse. Armistice pendant lequel les Turcs se renfermeront dans les forteresses. Mai Bismark communique le texte de memorandum aux Austro- Franç. Angl. Italie espère recevoir réponse télégraphique. La Fr. et l'Italie adhèrent. L'Anglet. refuse péremptoirement, le cabinet Disraeli envoya la flotte. On va notifier le memorandum au sultan quand il est déposé par Softas encouragés par Midhat-pacha. Mourad V le remplace. Les puissances suspendent alors toute démarche. La Bulgarie se soulève à son tour. Tchernaief, un des meilleurs officiers du Czar commande l'armée serbe. Milan profite du désarroi pour attaquer les Turcs. Battu. Attaque des Circassiens en Bulgarie. Gladstone fait paraître le pamphlet Bulgarian Atrocities. L'Angl. prend l'initiative de l'intervention. Disraeli forcé de suivre. Les propositions russes trop radicales, font tomber l'ardeur humanitaire des Anglais. Les Serbes avancent été de nouveau battus et la Prusse se trouve engagée à ne pas les laisser périr […]“ Nach seiner Militärausbildung kehrte Proust 1890 nach Paris zurück, wo er sich an der juristischen Fakultät einschrieb. Durch Bekanntschaften zu schillernden Personen des gesellschaftlichen Lebens, wie Robert de Montesquious, erhielt er Zutritt zur Pariser Oberschicht. Von 1890 bis 1891 veröffentlichte er eine regelmäßige Gesellschaftskolumne in der Zeitung Le Mensuel. 1896 kam sein erstes Buch, „Les plaisirs et les jours“ heraus..

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Proust, Marcel

Schriftsteller (1871-1922). Eigenh. Brief mit Unterschrift. o. O. u. D. [aber 7. April 1922]. 8vo. 4pp.
9.500 € (81091)

An den Literaturkritiker Paul Souday (1869-1929), der auch eine Biographie über Proust geschrieben hatte. Vor der Veröffentlichung von Sodom und Gomorrah: „[…] J'ai beaucoup d'excuses à vous faire pour le dîner sans dames de l'autre soir. J'avais compris que vous n'étiez pas libre; et j'ai su le contraire trop tard. Une autre excuse est causée par ceci. Le mauvais hasard a fait jusqu'ici que les rares fois où je pouvais dîner avec vous, vous aviez fait quinze jours avant un article sur moi de sorte que cela avait l'air d'un remerciement bien stupide (...) Quand je vous ai vu avant hier je n'avais pas corrigé une seule épreuve et à vrai dire je ne sais même pas s›il en a été fait du tout, car me sachant hors d›état de me livrer à ce travail, je crois que c'est sur le manuscrit même (qu'on) a établi le bon à tirer.

Toujours est-il que là où je mets un an, ils ont mis trois semaines, et sans doute par crainte de tomber au milieu des événements politiques [la conférence de Gênes va commencer le 10 avril], ils m'écrivent que mon livre paraîtra dès la semaine prochaine. De sorte que ce n'est pas seulement les livres (libelli) qui ont sua fata, mais moi «Marcellus eris» (que je n'ai pas été n'ayant pas rompu l'âpre destin) et que d'une façon ou de la contraire mes invitations ont l'air tantôt de remercier mon critique, tantôt de le ménager. Je ne suis pas si homme de lettres que cela quoique très fier de l'être. Et j'aimerais que nos rapports soient […] des rapports d'homme à homme avec d'aimables dames, sub rosa, et en devisant de Belles Lettres, les soirs où je ne suis pas comme avant-hier demi aphasique […]“. Correspondance, t. VI (p. 141), et t. XXI (p. 112, Text nicht exakt übertragen)..

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Proust, Marcel

franz. Schriftsteller (1871-1922). 2 eigenh. Briefe mit U. „Marcel“. Paris, Oktober 1919 und Dez. 1919 oder Jan. 1920. 8vo. 3 pp. und 4pp.
18.000 € (81384)

Kombination aus zwei eigenhändigen Briefen mit Unterschrift „Marcel“ an Jacques Truelle. Proust hatte während des Ersten Weltkrieg mehrere Freunde verloren - an der Front, durch Selbstmord oder weil sie sich komplett zurückgezogen hatten. Proust hatte mit Jacques Porel, Jacques de Lacretelle und Jacques Truelle drei junge Männer um sich geschart. Letzterer war junger Botschaftsattaché in Rom und schien besonders empfänglich für seine Arbeit zu sein. Proust entschuldigt sich dafür, nur ein paar Zeilen zu schreiben, weil er sich nicht gut fühle, nachdem er einen Monat lang ohne Unterbrechung krank gewesen sei - Proust litt an Schlaflosigkeit, Herzrasen, Asthma und einer Überanstrengung der Augen.

Er habe vor allen geheim gehalten - sogar vor seinem Bruder -, dass er sich im Haus von Jacques Porel aufhält. Er habe so viel mit dem Umzug zu tun gehabt, dass er weder schreiben konnte, noch Besuch empfangen konnte. Nur wenigen Freunden habe er davon erzählt, vielleicht zweien, das wolle er Truelle wissen lassen. Nach weiteren Entschuldigungen, weshalb er Truelle bislang nicht eingeladen hat, erzählt Proust, dass sein langjähriger Freund Robert de Billy gerade in der Nähe sei und er vermeiden wolle, dass er von de Billy entdeckt werden würde. Schließlich lädt er Truelle doch ein, mal vorbeizusehen in der „8-bis rue Laurent-Pichard“ solange er noch dort wohne. Um dem eine Freude zu bereiten. Im zweiten Brief schreibt Proust, „ich will nicht den Arzt aus der Ferne geben", dennoch empfiehlt er seinem Freund Chinin oder ein gleichwertiges Produkt, das in seinem „insalubre Rome“, dem ungesunden Rom, nützlich sein könnte - auf Prousts Liste gegen stehen Abführmittel, Desinfektions- und Fiebermittel: „[…] fièvre paludéenne, des purgatifs répétés (à condition de les rendre) et des désinfectants ou fébrifuges comme la quinine ou l’aspirine. […]“. Proust spielt auf Henri Rochat an, einen ehemaligen Mitarbeiter im Hotel Ritz, der Proust nicht gleichgültig war - die beiden lebten zusammen in der Rue Hameln. Jacques Truelle (1891-1945) hatte im Krieg ein Bein verloren und war über Paul Morand (1888-1976) mit Proust bekannt und befreundet. Jacques Porel, Sohn der berühmten Schauspielerin Réjane, war aus der Armee entlassen, nachdem er Verletzungen durch Senfgas erlitten hatte. Marcel Proust, der wegen seines Asthmas nicht zur Armee eingezogen wurde, verfolgte das militärische Geschehen als Leser von täglich sieben Zeitungen sowie als Gesprächs- und Briefpartner von kämpfenden, auch sterbenden Angehörigen, Freunden und Bekannten akribisch und war tief erschüttert. Schon am 2. August 1914 – einen Tag nach der französischen Mobilmachung und noch einen Tag vor der Kriegserklärung Deutschlands an Frankreich – sprach Proust in einem Brief an seinen Bankier und entfernten Verwandten Lionel Hauser von „den schrecklichen Tagen, die wir durchleben“. Und er sagt, mit Anspielung auf H. G. Wells futuristischen Roman „War of the Worlds“ aus dem Jahr 1900, voraus: „dass bald Millionen Menschen in einem ,Krieg der Welten‘ (...) hingeschlachtet werden ...“ Stunden zuvor war sein Bruder Robert Richtung Verdun gezogen..

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Proust, Marcel

franz. Schriftsteller (1871-1922). Eigenh. Brief mit Unterschrift „Marcel“. ohne Ort. Quer-8vo. Trauerrand. Kleine Falten.
8.500 € (81748)

Marcel Proust intervenierte zugunsten von Louisa de Mornand, damit sie eine Rolle in einem Stück erhält. „Voilà la lettre. Fais la porter qd tu voudras. Je trouve qu'une démarche directe aurait cent fois mieux plu à Bataille [le dramaturge Henry Bataille]. Car cela à l'air trop faux et trop cousu de fil blanc de dire «par discrétion, elle ne veut pas vous en parler, mais moi je vous en parle». Je connais tellement peu Bataille qu'il pense bien que je ne suis qu'un simple envoyé. Et l'indiscrétion franche (et d'ailleurs il n'y avait aucune indiscrétion) vaut bien mieux que l'indiscrétion qui prend les airs de la discrétion, airs qui tromperont Bataille moins que personne.

Mais enfin, voici la lettre et tu peux l'envoyer parfaitement. Mon peu de liaison avec Bataille ne me permet guère de le faire mieux [...]. Marcel“. Dank Prousts Intervention erhielt Louisa de Mornand eine Rolle in Henry Batailles Stück Maman Colibri (Théâtre du Vaudeville, Uraufführung am 8. November 1904). Louisa de Mornand (1884-1963), Theater- und Filmschauspielerin, hatte 1903 eine Beziehung zu Louis d'Albufera, einem Freund Prousts..

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Proust, Marcel

franz. Schriftsteller (1871-1922). Eigenh. Brief. ohne Ort und Datum. 8vo. 4 pp. Trauerrand.
7.500 € (81826)

Schöner Brief an seine Mutter „sa chère petite maman“: „Je crois que tu es restée après le dîner de Noailles. La nuit suivante, j'ai eu une crise un peu pénible. Il a plu sans discontinuer de sorte que j'ai dû renoncer à aller à Versailles avec de Billy et c'est lui qui a dîné chez moi. Mais pour soulager mon monde je les ai malgré leur protestation fait dîner à 6h30 et Billy et moi à 7h30. Mes ennemis bien que métaphysiquement définitifs mais très adoucis ne me troublent plus comme avant.

On se fait à tout . Fénéon ne pouvait pas me voir (il ne me dit jamais pourquoi). Quant à ta dame à nom de défaite je ne pense pas que ce soit encore l'intimité de Mme de Brantes.“.

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Proust, Marcel

French writer (1871-1922). Autograph letter signed. N. p. o. d. 8vo. 3¼ pp. on double leaf.
48.000 € (34111/BN29855)

To the French aesthete, Symbolist poet, art collector and dandy Robert de Montesquiou (1855-1921), who had been the inspiration both for des Esseintes in Joris-Karl Huysmans' "À rebours" (1884) and for Baron de Charlus in Proust's "À la recherche du temps perdu" (1913-1927), discussing his attending a conference and a novel by Gabriele D'Annunzio: "Vous 'ne doutez pas' comme disent les gens du monde, que je ne souhaite - sans guère l'espérer - d'être en état d'assister à la Conférence. Je serais heureux de me rendre compte par moi-même ce qu'en penserait la Petite (non, la Grande!) Mademoiselle.

Elle a toujours eu un faible pour nous (ce qui est son fort!) Et le merveilleux roman de d'Annunzio me semble par son sujet convenir merveilleusement à l'instruction des enfants confiés à Miss Winter. Je vois là le thème tout indiqué pour les représentations de théâtre jouées au naturel entre frère et sœur. Vous voyez que je ne fais pas comme les gens qui font semblant de ne pas connaitre l'existence des enfants dont on ne leur a pas notifié la venue au monde. Je n'ai pas moins ressenti de cette omission, au tort de mes sentiments, d'une façon cruelle et durable 'car enfin mon respect et mon obéissance semblent dignes à mes yeux d'une autre récompense'. Mais cela ne m'empêche pas de les admirer tout de même beaucoup ! Votre très dévoué | Marcel Proust"'. - Slightly browned and spotty; small collection stamp on p. 1..

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Proust, Marcel

French writer (1871-1922). Autograph letter signed. No place. 8vo. 4 pp. on bifolium. On stationery with black border.
15.000 € (80887/BN52766)

In French, to Gabriel Mourey on his translation of Ruskin's "Treasures of the Kings" and his love of flowers thwarted by asthma. The letter refers to the proofs of the last part of his translation of John Ruskin's "Treasures" published on 15 May 1905 in the magazine "Les Arts de la Vie", edited by Mourey. Proust thanks him for having "taken the trouble and found the time, in the midst of all your occupations, to return this manuscript to me. I immediately corrected the proofs, which were absurd because of the fault not of your protests but of my typist", and he sent them back to Mr.

Davoust. "I did not confuse your handwriting with my own (unfortunately for me there is no confusion possible!) you restored a paragraph number that I had forgotten. So you correct this in the English text! That is wonderful! This way of conducting our poor little instruments, with an open book, on the orchestral score, amazes me." He recommends not to correct the word 'chanter': "It's not a mistake, I put 'chanter' once and 'château' the other time. There is 'cantel' and 'castel' in the text and I have thus preserved, even reinforced, the alliteration. I know that 'chantau' is not very popular, but neither is 'cantel'. It is the same word and the same derivation." Finally, he evokes Mourey's "Verger" (Orchard) "that undoubtedly the spring dews and Japanese of these flowers that I loved so much and that I can no longer approach since they give me terrible asthma attacks, punishment for having loved them too much, which in my case takes on something even more mythological than pathological, and from which I would easily extract, it seems to me, the legend of a Nemesis hidden in the starry heart of the apple trees, who forbids to overstep the normal limit of admiration and desire towards them and stops in front of their flowers the indiscreet lover in a ridiculous sternutation, which, if I had not suffered so much, would seem to me, in some metamorphosis, directly translated from Latin" (transl.). - Slight damage to edges and centerfold, otherwise in fine condition..

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Proust, Marcel

E. Brief mit U.
Autograph ist nicht mehr verfügbar

Marcel Proust (1871–1922), Schriftsteller. E. Brief mit U. O. O., [19. März 1910]. 4 SS. auf Doppelblatt. 8°. – Schöner und inhaltsreicher Brief an den Essayisten und Historiker Daniel Halévy (1872–1962), den seit Schultagen mit ihm befreundeten Sohn des Dramatikers und Librettisten Ludovic Halévy, dessen eigener Sohn Antoine-David kurz zuvor verstorben war. Neben seiner Kondolenz und der Versicherung seiner Unterstützung und Freundschaft zitiert Proust aus einer Dichtung Victor Hugos und berichtet, was er von dem Schaffen von H. G. Wells und R. L. Stevenson hält: „J’ignorais ce grand malheur que je peux à peine comprendre. Je me rappelle l’émotion subite mêlée de tendresse, de respect, d’effroi, de dévouement, de douceur, que prenaient la voix et le visage de Maman quand elle disait: ‚Ce sont des gens qui ont perdu un enfant!’. Et je sentais bien en effet que rien ne devait être plus triste que de fermer les yeux à ceux qui auraient dû vous les fermer un jour. Et je me rappelle les lettres du pauvre Brunschvig l’an dernier. Aussi je pense bien tristement à toi, à Madame Halévy. Je sais que vous avez tout ce qu’il faut pour souffrir plus que d’autres de votre malheur, et aussi tout ce qu’il faut pour porter plus courageusement votre souffrance. Il cite Hugo: ‚La douleur est un fruit, Dieu ne le fait pas croître sur la branche trop faible pour le porter’, et ajoute: ‚Mais tu aimes si peu qu’on te parle de ce que tu sens que tout en pensant beaucoup à toi je crois que je ne l’aurais pas écrit. Mais j’ai reçu la triste lettre noire et j’ai cru que cela valait tout de même mieux. En tout cas, c’est te dire que je ne demande pas de me répondre. A toi Marcel Proust. Je vois ton article sur Wells que j’aime avec ces réserves: je crois qu’il n’y a pas de nécessité qui oblige un homme qui aurait le génie de faire une belle œuvre à ne pas la faire, du moins pas de ces nécessités extérieures là. La pauvreté lui serait donc, l’oubli du public indifférent, et il s’écarterait du ‚rythme’ des autres. Quant à Wells je le connais à peine. Mais je ne le croyais pas si grand. Avec plus d’abstractions et de solennité scientifique, il me paraissait un second cru très inférieur du bien plus génial Stevenson. Mais tout cela dit fort au hasard car je n’ai presque rien lu et j’ai passé des moments charmants aux Martiens [La Guerre des Mondes] et à l’Homme invisible“.– Papierbedingt etwas gebräunt und gering fleckig; im Mittelfalz hinterlegt.


Proust, Marcel

Autograph letter signed.
Autograph ist nicht mehr verfügbar

Unpublished letter of Proust to Albert Nahmias (1886-1979) whom he got to know at Cabourg in 1908: „Would you be so kind as to 1. examine the accounts of Léon (it seems to me that the settlement price for the Caucasien [The North Caucasian Oil Fields Ltd] is not the same as for the other outside broker), to estimate what still stays at the two of them (I think it must be more than 4000 francs). Could you please collect a sixth of this amount (therefore approximately 700 francs) and deposit the difference to me (therefore approximately 3300 fr.). I apologize for this brevity, but I am tired!?“.– There is a postscriptum at the top of the letter mentioning the Ural Caspian Oil