Gaston Chaissac

Maler, Zeichner und Schriftsteller, 1910-1964

Gaston Chaissac war Autodidakt und stieß bei der Suche nach einer unverbrauchten Ausdrucksform auf prähistorische Höhlenmalereien und Kinderzeichnungen. Chaissac malte auf jedem ihm zur Verfügung stehendem Malgrund. Typisch für ihn sind einfarbige Flächen, die mit schwarzer Farbe umrandet sind. Motiv ist häufig das menschliche Gesicht, welches oft nur als Maske oder Augenpaar dargestellt wird. Neben Zeichnungen, Aquarellen, Gouachen und Ölgemälden treten ungefähr seit 1959 Collagen auch bemalte Objekte und Totems auf.

Quelle: Wikipedia

Chaissac, Gaston

peintre (1910-1964). „M. l’abbé Asrène Berletot“ et „Mon rêve“. Deux manuscrits autographes signés. 2 pages in 4, à l’encre violette sur 1 feuillet de papier quadrillé de cahier.
2.800 € (26294)

Portrait d’un abbé entré au séminaire à onze ans, prisonnier de guerre en Allemagne, devenu curé de Vix, « importante paroisse, assez rouge et dificile ». Il habite dans l’ex-caserne de gendarmerie, a des soucis d’argent, et sa bibliothèque contient des ouvrages du plus haut intérêt... « Il mériterait d’être évêque mais un évêque c’est aussi un administrateur et l’abbé Berletot est trop intellectuel et trop évolué pour faire un brillant administrateur. Souhaitons plutôt qu’il soit un jour curé-doyen car il pourrait ainsi avoir une influence salutaire sur les prêtres de son canton ».

Le second texte fut publié dans le numéro 3 de Centres [revue fondée à Limoges par René Rougerie] : « Mon rêve serait d’être comte et d’avoir un comté, car j’aimerais mieux ne pas être comte que de l’être sans avoir un comté. [...] Être prince ne me déplairait pas non plus, prince avec une principauté naturellement. Comme je suis très peu ambitieux avec une principauté de deux cent mètres carrés je serais satisfait. Être Prince de Boulogne m’irait comme un gant et je porterais un uniforme persan avec des boutons bleus et un faux ventre pour faire plus impressionnant [...] Ma principauté connaîtrait la paix perpétuelle car personne n’aurait envie d’un si petit domaine »..

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Chaissac, Gaston

peintre français (1910-1964). Lettre autographe signée ("g. chaissac"). S. l. 2 pp. in-4 sur papier bis.
4.500 € (45209/BN31483)

À Monsieur Larcade. Lettre insolite du plus grand peintre d'art brut d'après-guerre, écrite au dos d'un texte intitulé "Le Petit Ramoneur" (une histoire imaginée par la fille du peintre "Annie Gaston-Chaissac"). Chaissac évoque tendrement le souvenir de sa sœur qui fut son initiatrice en peinture et vante ses mérites: "Monsieur Larcade, je vous écris au dos d'un échantillon de prose à ma gamine à qui ma femme a appris a écrire. Ma femme qui pense que ma sœur instruite, qu'elle juge éducatrice excellente me fut bénéfique.

Effectivement s'est elle qui se donna la peine de détruire en moi la prononciation défectueuse ou locale m'imposa le bon français et favorisa dans une certaine mesure mon goût de la lecture. En fait de roman, j'assistais même a ses réactions de jeune mariée devant l'offensive de sa belle mère. Après avoir obtenue d'élogieusement notes en rédaction, utilisé ‚Bruyère de Morvan', comme pseudonyme etc, ma sœur la trentaine passée entra dans une famille de ‚semi-oisifs à esprit local' en épousant un homme qui se trouvait être l'équivalent des chapeaux dont ma sœur en sa jeunesse affublée par les soins de notre mère native du hameau limousin de Latterade. Ma sœur se trouvait en bonne posture pour donner libre cours à son esprit d'indépendance aussi ça ne marcha pas avec sa belle mère qui ne pouvait pas souffrir les gens qui ne laissent pas mener. Mon beau frère quand a lui souffri de plus en plus de troubles surprenants qu'on voulu a tout pris expliquer par quelque mal implacable mais tout cela était fort symptomatique chez les cléricaux en non posture de donner libre cours a leur esprit de domination. Il me donnait 1'impression d'un homme qui cherche à se faire éventrer et d'autres qui aussi me donnent cette impression me le rappellent. Mais aujourd'hui, j'ai l'esprit, les yeux plutôt fixé vers l'école des ‚vieilles ficelles' et plus encore vers ceux qui tiennent tant à y faire passer leur progéniture [...]". - Au verso, Chaissac raconte l'histoire d'un "petit rétameur" (ou Petit Ramoneur, comme indiqué par le titre): "[...] qui rétamait des casseroles, des brocs, et ainsi de suite. Il s'était installé dans le Chemin noir dans une caisse de déballage; pour porte une paroi coupée dans la caisse, des clous pour charnières et en guise de toit un vieil imperméable tout rapiécé que les romanichels avaient jeté. Une dame lui avait donné un manteau que son mari ne voulait pas parce qu'il était noir, une chaise qui ne voulait pas plaire a sa fille qui la trouvait trop simple, puis du cochon trop coriace [...]"..

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